En fin de tournée dans le nord : La délégation de l’Un à Kandi et Malanville hier

union11.jpgLes responsables de l’Union fait la nation ont bouclé leur tournée dans le nord hier par les étapes de Kandi et de Malanville. Les contacts avec les structures décentralisées et surtout avec les populations se sont déroulés dans une ambiance de fête et de communion.

(suite…)



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              L’impasse Dangnivo ?

L’inoxydable affaire Dangnivo bouge inlassablement la République et soulève les cendres de nos espoirs. Le feuilleton macabre du porté disparu enchaîne ses épisodes et provoque une vague d’incertitudes. La succession des jours et celle des nuits semblent impuissantes à ouvrir le dossier au chapitre de nos espérances. Et l’affaire de porté disparu répand sans répit son impact dans un Bénin toujours en état de choc.

La disparition mystérieuse du cadre du ministère des finances a naturellement semé la révolte de la Fédération des syndicats des travailleurs des finances (Fésyntra-finances). Le recours à l’arme de la grève s’est révélé dévastateur. Le venin de la paralysie sécrété par le débrayage laisse une saignée économique. Des milliards sont partis en fumée. Le trésor est grippé, la douane enrhumée et du coup, les recettes fiscales chutent et plongent dans les rigoles de la catastrophe. Les sociétés ploient sous le poids de la grève. Le blocage tend insidieusement les filets de l’impasse. La nation exposée à la déprime subit les effets de l’enlisement. Le renouvellement hebdomadaire de la grève jette le coup de froid social et glace les efforts collectifs dans la marche vers le progrès. Ainsi, la légitime colère enfantée par l’enlèvement du cadre émérite tourne progressivement au chaos.

Politiquement, l’affaire du porté disparu amplifie ses propres effets. Marches et contre marches font hurler la rue. On s’accuse mutuellement. Mouvance et opposition se mettent en action pour exhiber les élans politiciens dans la galère Dangnivo. La crise politique a trouvé de l’huile pour s’enflammer et brûler les tissus du dégel. On n’a concrètement pas progressé dans la gestion du dossier depuis plus de deux mois. L’exhumation du vrai-faux macchabée, les condoléances précoces de la justice, le refus de prélèvement de sang…l’hypothétique test d’Adn, ont juste accentué le scepticisme et pollué le climat déjà empoisonné.

A quand l’épilogue Dangnivo ? Sans doute que la fin de cette sinistre affaire libèrera le peuple des affres de la psychose. Le piétinement doublé d’atermoiement au sommet et le bafouillage encombrant assèchent la confiance et les bonnes certitudes. « La fatalité, disait Oscar Wilde, veut que l’on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard ». Le chef de l’Etat est à l’extérieur alors que brûle la maison Bénin. Il faut régler l’équation du porté disparu et ne pas opter pour le pourrissement. Car beaucoup ne sont pas prêts à consommer ce malheur auquel, on semble emprunter la résignation.

Le gouvernement Yayi a l’obligation de trouver la bonne solution dans l’affaire de porté disparu. Les fantasmes, rêveries contingentes enfouies dans ses fibres les plus secrètes de choses non exprimées ne peuvent ramener la sérénité. La grève au ministère des finances, forme de pression sur le pouvoir, en appelle à une concentration sur Dangnivo. La passion pour la victime cherche le support d’une sublime volonté de décanter la situation par l’exploitation des canaux de la transparence. Boni Yayi a les clés en mains et peut par une présence remarquée dans les épisodes de la gestion du feuilleton du porté disparu se laver à l’eau de javel de cette saleté à l’ère du changement. Le chef de l’Etat ne doit pas se lasser d’entretenir le pont de dialogue avec les syndicalistes. L’enquête pour rechercher aussi bien Dangnivo que les possibles assassins du porté disparu nécessite des soins pour guérir les anomalies porteuses des germes de suspicion et du doute. La bonne foi est ici précieuse.

Il est temps de gérer à la perfection l’affaire Dangnivo pour qu’elle ne se condamne pas à être une affaire d’Etat avec pour conséquence, la rouille de la crédibilité du pouvoir du changement. Ça fera bientôt trois mois que le compatriote est contraint au silence infini. Le spectacle de Womè et le développement vicieux de la situation brisent la patience nationale et nous conduisent dans les tuyaux minés.

Le porté disparu s’affiche désormais comme l’os dans la gorge du pouvoir cauri. Reste à Yayi de jouer pour que ne soit définitivement affectée la santé du changement.

26-10-2010, Sulpice O. GBAGUIDI
 



PSG : S. Sessègnon – « de quoi être énervé ! »

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Battus par Auxerre au Parc des Princes (2-3), dimanche, les Parisiens de Stéphane Sessègnon (26 ans, 7 matches en Ligue 1 cette saison) ont connu un coup d’arrêt. Une contre-performance qui n’est pas vraiment du goût du milieu de terrain du PSG. « Quand on a la chance de marquer d’entrée de jeu, il faut resserrer les lignes. On n’a pas su le faire. Nous avons été capables de ne pas encaisser de but en sept matches. On en encaisse trois en quarante-cinq minutes et il y a de quoi être énervé. Il ne faut pas mettre cette prestation sur le compte de la fatigue. Nous avons mal géré cette rencontre. On est déçu parce qu’il y avait une bonne opération à faire. Il faut relever la tête », a prévenu le Béninois sur le site officiel du club. Prochain rendez-vous pour les Parisiens, dimanche (21h), sur la pelouse de Montpellier à l’occasion de la 11e journée de Ligue 1.  

 

L’Autre Quotidien

Yoann Djidonou – « Contre la Côte d’Ivoire, je compte être sur le terrain en tant que N°1»

Aubay-Rolland ZOHOUN

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Au son des paroles ou des pleurs de ses deux enfants (2 ans pour l’aîné, et 6 mois pour le deuxième), l’un des gardiens de but des Ecureuils lors de la dernière coupe des nations évoque son actualité. Entre les transferts reportés et son éviction de la sélection, Yoann Djidonou nous parle, à coeur ouvert.

On a appris il y a quelques semaines que vous vous êtes engagé au Racing Levallois. Que s’est-il passé ?

J’ai quitté Libourne suite à la décision de la Dncg (Ndlr : direction nationale de contrôle de gestion) de rétrograder le club en Cfa2. Pour moi, c’est beaucoup moins intéressant de jouer en Cfa2, car je cherchais un challenge. J’étais en négociation avec des clubs étrangers au Qatar et en Belgique, et des clubs français de National. Je pensais que cela allait se faire rapidement, mais ça a mis du temps. Les mois sont passés et il fallait absolument jouer pour garder la forme. Il est arrivé un moment où le Racing m’a appelé pour m’engager avec eux, et après, si j’ai quelque chose dans l’année, je pourrais partir. C’est un deal qui est plus que correct. Je joue, j’ai un club, je suis vu et je ne suis pas dans la nature. Ce qui est une bonne chose, car certains contrats ne devraient plus trop tarder.

Quelques mois après une coupe des nations, et plusieurs années passées régulièrement en sélection, comment vit-on le fait de se retrouver sans club et d’être contraint à évoluer à un niveau plus bas?

Ce n’est pas facile, il faut être entouré de sa famille et des amis pour ne pas douter de ses qualités et de soi-même. Si tu doutes, tu ne reviens pas. C’est vrai que Cfa2, c’est encore un ton en dessous de la Cfa. J’espère que c’est pour une petite période… Et sincèrement je pense que d’ici trois à quatre mois, on ira plus haut. Dans la foulée de ses soucis de transferts, il y a eu des changements au niveau de la sélection béninoise.

Le nouveau sélectionneur, avez-vous été en contact avec lui ?

Il m’a appelé après le match du Burundi pour me donner son point de vue vis-à-vis de ma situation et de la sélection. On a un peu discuté. Je sais ce qu’il pense à moi, et c’est plutôt prometteur. J’attends de voir la liste contre la Côte d’Ivoire. Je compte être sur le terrain en tant que N°1. Je n’ai pas oublié la sélection. C’est vrai qu’aujourd’hui, ma priorité reste de trouver un club intéressant. Mais je n’ai pas oublié la sélection, et je compte bien revenir en tant que numéro1.

C’est vrai que vous n’avez pas été cité parmi les indésirables Mais quels sentiments a-t-on quand on passe dans la pénombre de la sélection après avoir passé quatre années quasi-régulière dans le groupe ?

C’est une frustration, et un petit manque de respect pour moi, car pendant quatre ou cinq ans, il y a eu de bons résultats. Et cela, je ne le dis pas que pour moi. Ce fut le travail de tout un groupe. Je pense avoir participé à l’exposition médiatique des Ecureuils au niveau de la scène internationale. Je n’ai eu aucun dirigeant pour me dire ce qui se passait, à part Nobilo. J’ai appris certaines choses comme quoi certains gardiens sont numéro1 désormais. C’est bien pour la concurrence. Mais il faudrait avoir du respect pour les gens qui étaient là avant et ont fait des choses pour le Bénin. Il y a par exemple Mouri qui n’est pas appelé, comme plusieurs autres. Je ne comprends pas pourquoi. C’est vrai que moi, je ne suis pas banni. Je vais revenir.

Aujourd’hui on est à la fin d’une autre Can. Le Bénin avec quatre points en 2 matches peut s’attendre à une rude épreuve. Quelle analyse faites-vous de la situation ?

J’ai suivi le match du Burundi, mais pour celui du Rwanda je jouais un match en même temps. Je crois que face au Burundi, 1-1 à domicile, c’était une vraie contre-performance, surtout qu’il y a un an de cela, on battait le Ghana J’ai eu les gars au téléphone et ils étaient très déçus, maintenant, ils ont su relever la tête contre le Rwanda. Pour la suite, se relancer sera de prendre au moins trois points contre la Côte d’Ivoire. J’espère que tout le monde sera là. La Côte d’Ivoire en double confrontation dans un schéma où il faut être leader ou meilleur deuxième.

Au-delà du patriotisme, pensez-vous que nous irons à cette Can ?

Je n’ai pas encore vu comment ça se passe sur place. Je ne peux pas répondre exactement. Avec l’équipe que je connais, les joueurs que je connais et leurs qualités, on peut rivaliser avec les Ivoiriens, et leur faire peur. Sur le terrain, ce sera 11 contre 11. Tout est possible. C’est vrai qu’il faut qu’on mette les chances de notre côté et je ne suis pas sûr qu’aujourd’hui, tout est fait ou que toutes les chances sont réunies pour qu’on puisse avoir de meilleurs résultats. J’espère que tout le monde tirera vers le haut les Ecureuils, au niveau des dirigeants, des supporters et des joueurs.

Dix mois après la coupe des nations, avec le recul sur les événements passés, quel enseignements tirez-vous ?

Je ne sais pas trop On était dans une bulle. On étaient dans notre compétition. C’est pour cela que je dis que j’ai été surpris par la décision de dissolution. Après, chacun dans son club est passé à autre chose. Après deux ou trois ans de continuité, tout le travail a été cassé. C’est dommage. Et cette situation n’est pas un manque de respect par rapport à ma personne, mais surtout par rapport à la façon de faire les choses, et la façon de communiquer. Et quand on m’annonce sur une liste que je suis sélectionné et que deux jours après, sans que personne ne m’informe, j’apprends par les médias que je ne suis plus retenu je trouve que cela manque de respect. Ce n’est pas parce qu’on m’a enlevé, mais parce qu’on ne m’a pas prévenu. Je ne sais pourquoi c’est comme cela. Si c’est de la précipitation ou un manque d’organisation, mais une fois encore, je ne peux le dire. Je ne suis pas sur place, et quand j’y serai, on verra.
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« La dictature de Yayi est plus féroce que celle du Prpb » dixit S. Agbahoungbata

Écrit par Benoît Mètonou
 

 dans Politique kolawole2

Des milliers étaient-ils, les militants défenseurs des libertés à prendre d’assaut le Palais de Congrès de Cotonou le vendredi 22 octobre dernier, répondant ainsi à l’appel du Front pour la défense de la démocratie (Fdd). Sévères réquisitoires, sombres tableaux et diatribes d’une rare virulence ont condamné les atteintes des libertés démocratiques par le régime du président Boni Yayi. C’était également l’occasion pour les initiateurs de signer l’acte de naissance de leur creuset.

google_protectAndRun(« ads_core.google_render_ad », google_handleError, google_render_adSignature de l’appel du Front suivi de la présentation des membres du Secrétariat Permanent composé de deux représentants par entité (Syndicats, partis politiques et société civile). Voilà qui a couronné le meeting consacrant la naissance du Front pour la défense de la démocratie. Ceci, devant des militants de partis politiques, de la société civile et de la grande masse des travailleurs venus des quatre coins du Bénin pour unir leurs voix à celles de leurs responsables pour crier haro sur le président Boni Yayi et son régime. En effet, créé à la suite de l’interdiction de la marche dénonçant les atteintes aux libertés par le régime du président Boni Yayi, le Fdd entend se battre pour sauver les acquis de la démocratie. Tour à tour, les différents responsables des structures engagées dans ce creuset se sont succédé à la tribune pour exprimer d’une part, leur indignation face à l’ingratitude du chef de l’Etat et d’autre part, leur ferme volonté de sauver le pays du drame vers lequel le conduisent Boni Yayi et son gouvernement. Ainsi, pour Gaston Azoua, le gouvernement actuel a poussé au paroxysme tous les maux et qu’il faut le combattre surtout par rapport aux atteintes aux libertés. Le Secrétaire général de la Fesyntra-Finances,, Laurent Mètognon, celui à qui Yayi doit tout selon Gustave Anato, rappelle à la classe politique dirigeante actuelle que déjà en 2006, lorsque les travailleurs de son syndicat se battaient et révélaient aux yeux du monde qu’il y avait de l’argent pour organiser l’élection présidentielle, ils étaient déjà conscient de ce que c’était de la politique. Par conséquent, s’ils devraient faire de la politique pour sauver les libertés, ces mêmes travailleurs le feront encore. Il conclut que le Bénin est aujourd’hui dans une crise morale avancée, aggravée par le pouvoir de Boni Yayi. Pascal Todjinou dira pour sa part que le choix du Fdd, c’est pour défendre les libertés. Il dénoncera avec vigueur l’agression faite contre la bourse du travail. Pendant ce temps, Dieudonné Lokossou, Secrétaire général de la Csa-Bénin rappelle également à la mémoire de la mouvance présidentielle que c’est la même chose qu’ils avaient fait pour qu’ils soient installés au pouvoir au moment où il y avait violation des textes et libertés. Georges Glèlè Kakaï du Cosi déclare pour son compte que « La Cosi n’entend pas reculer dans la défense des libertés démocratiques quoique cela puisse nous coûter ». Le représentant de la société civile Joël Atayi Guèdègbé, dira qu’ils n’ont pas lutté pour remettre le Bénin à de vils aventuriers. Le coordonnateur de l’Union fait la Nation, Idji Kolawolé invite les uns et les autres à ne pas avoir car, leur creuset est invincible. L’un des plus virulents aura été Séraphion Agbahoungbata. Pour lui « La dictature de Yayi est plus féroce que celle du Prpb ». Kamarou Fassasi, Saca Fikara, le représentant du Pcb et de Abt 2011 et bien d’autres tiendront des discours allant dans le même sens que leurs prédécesseurs. Ce qui est certain, c’est que toutes les parties prenantes à ce front sont décidés à ne pas négocier les libertés et acquis démocratiques.

 

L’Un à la conquête de l’électorat du septentrion PDF Imprimer Email

Écrit par Marcel Zoumènou

 

 

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Plus de dix mois après sa naissance, l’Union fait la nation (Un) descend au nord. Avec en tête ses leaders Houngbédji, Amoussou, Idji, Séhouéto…, l’Un a visité successivement Natitingou, Djougou et Parakou samedi 23 et dimanche 24 Octobre derniers. Occasion pour elle d’y installer ses structures provisoires et d’y propager sa vision et son idéal politiques. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. On l’attendait depuis un bon moment. Depuis sa naissance en janvier dernier, c’est pour la première fois que l’Un descend au nord. Samedi et dimanche, les leaders de l’Union ont sillonné Natitingou, Djougou et Parakou. C’est Natitingou qui a eu la chance de recevoir en premier cette délégation. Très tôt dans cette matinée du samedi 23 Octobre, la maison des jeunes a été prise d’assaut par les populations qui ne voulait pas se faire conter l’histoire, voir pour la première fois les leaders Amoussou, Houngbédji, Idji, Sèhouéto ensemble. Très vite, la salle était devenue très petite pour contenir tous ceux qui se sont déplacés vers la maison des jeunes. C’est vers 10h que Bruno Amoussou, Kolawolé Idji, Lazare Sèhouéto, Epiphane Quenum, Boniface Yèhouétomè sont entrés dans cette salle sous une forte ovation. La cérémonie commenca par l’hymne national suivi des discours de certains leaders, le procès du régime Yayi avec ses nombreuses dérives dictatoriales. Les leaders de l’Un ont fustigé ceux qui créent la psychose en taxant l’Union d’être régionaliste. Le Bénin est un et indivisible. Et nous sommes chez nous lorsque nous sommes ici. Notre campagne ira jusqu’à Malanville, Toucoutouna, Matéry, Cobly, partout … », ont-ils déclaré. La première adjointe au maire de Natitingou a tenu un discours très fédérateur et très républicain qui a séduit le président Bruno Amoussou. Enfin, les Unions communales provisoires ont été installées dans toutes les communes avant que la délégation ne prenne congés de ces hôtes.

Djougou, la cité des Kpétoni,

C’est à 16 heures que la délégation de l’Un a mis pied à Djougou, la cité des Kpétoni. Ici, le protocole a un peu changé. Les leaders de l’Un ont rendu d’abord visite au Roi Kpétoni, à l’imam Djamiou avant de recevoir la bénédiction des dignitaires. Ceux-ci n’ont pas hésité à exprimer leur sympathie pour cette lutte politique de l’Un. « Nos idéaux ne sont pas loin, personne ne saurait empêcher l’autre d’exprimer ses points de vue ». Le président Houngbédji a insisté dans son discours sur le symbole de l’Union fait la nation. « L’Union est pour tout le monde, du nord au sud. Les trous qui restent sur la jarre montrent que nous avons de la place pour tout le monde », a-t-il lancé.

L’entrée triomphale dans la cité des Koburu

A Parakou, ville très cosmopolite, l’ambiance et la chaleur étaient au rendez vous d’hier matin. Ici, des milliers de militantes et militants sont venus nombreux écouter les leaders de l’Un. En dépit de la tentative de sabotage de quelques militants des Fcbe qui sont venus poser des banderoles hostiles à l’Un, un géant meeting a eu lieu à la grande place de l’école Ocbn au quartier gare. Pendant plus de trois heures, les leaders de l’Union, Amoussou en tête, ont entretenu les militants sur la vision et l’idéal de l’Un. Le candidat unique de l’Union a une fois encore prôné son message de paix et insisté sur la nécessaire cohésion qui doit régner entre les fils de ce pays. Lazare Sèhouéto et Antoine Kolawolé Idji ont profité de l’occasion pour envoyer quelques piques à leurs adversaires politiques et pour répondre aux tracts de dénigrement qui circulent abondamment à Parakou. « On ne jalouse pas un régime moribond et déjà à terre. Il ne lui reste que cinq mois », ont-ils fulminé.

 



En toute sincérité    

                                  Sous le choc du crime
Une fillette de douze ans violée par un gardien d’école puis retrouvée sans vie. La découverte de l’horreur sème l’émoi et la consternation. Les images diffusées à la télé et les témoignages renversants qui étayent l’acte immonde amplifient le choc. Les circonstances de la mort de l’innocente écolière soumettent la raison humaine à l’épreuve. Quel crime cette fillette a commis pour mériter de naître ? pourrait s’interroger Lamartine dans le Désespoir.

Notre société laisse enchaîner, impuissante, le défoulement macabre de criminels impénitents. Ce qui s’est produit dans une école primaire nous plonge dans un monde des fous. Cet homme vicieux, guidé par l’instinct aurait dû être un patient de Freud. Les portes de la Salpêtrière devraient lui être ouvertes. Asservi à la libido, l’être primitif trop coincé dans les décombres de l’immoralité a juste abrégé la vie de la petite en passant à l’acte comme un décérébré. Il est clair que la nature prendra la revanche de la victime, elle qui célèbre le deuil après le tissu d’impudicité et la folie de l’australopithèque ressuscité, pressé de déflorer dans le sang. Ça sent une ivresse d’atrocité. Dostoïevski dira que le « criminel au moment où il accomplit son crime est toujours un malade ». L’assassin de la petite, sauf un défi lancé à l’entendement, doit être un malade de naissance qui s’ignore alors que pèse sur lui le poids affreux de l’infirmité morale génétique. Cet homme est méchant et sa méchanceté n’a d’égale que la cruauté de l’acte de viol, l’inexplicable violence sur la petite sans défense. Le degré de bestialité lui ôte tout ce qu’il semble avoir d’humain. Dans les Caves du Vatican, André Gide soumet à notre réflexion l’expérimentation du libre arbitre, avec le sort d’Amédée Fleurissoir poussé sans raison du train. Dans le cas du viol de la petite, le névrosé s’est fait simplement champion du mal en se constituant prisonnier de sa pulsion sexuelle dévastatrice.

La mort de la fillette pose le problème de la mutilation de la morale et de l’exceptionnelle démolition des valeurs. Elle relance le débat sur la qualité de ceux qui ont en charge la sécurité dans nos écoles. L’absence d’une enquête de moralité fait le lit du recrutement de monstres. Le violeur de Cadjèhoun, valet de Satan, confiné dans le bain de l’ignominie a tout détruit. Le gardien criminel, fossoyeur de la morale vient par son acte confirmer la faillite de la sécurité dans nos écoles. Il faut une rigueur absolue dans le choix des personnes à qui incombe la responsabilité de la sécurité des enfants.

Le crime de Cadjèhoun relayé par les images insoutenables de petites déflorées sous le coup de boutoirs frénétiques d’une espèce de crapules, ne peut couler dans les caniveaux de l’impunité. Cet homme poubelle, génétiquement ordurier, mérite de subir la sentence implacable exigée par sa disette de bon sens et la ruine incurable de son existence. Il faut que le châtiment soit à la mesure du crime.

Ce viol meurtrier à l’école n’est sans doute pas un cas isolé. Combien de délits et de crimes sont commis à la petite semaine dans nos établissements scolaires ? La morale en berne flotte au gré du vent d’une déconfiture avancée des repères. Quand le gardien fou se jette sur la petite écolière et lui perce mortellement l’hymen, on a des raisons de s’affaler sur les nattes du désespoir. Mais il urge de réinventer des solutions efficientes de protection des enfants. Des hommes de la race du mécréant violeur existe dans l’ombre d’une apparence trompeuse et opère en toute impunité. Et bien de fillettes sont victimes des agissements salaces d’individus sans foi ni loi vivant sous les charges de la malédiction.

Cette affaire de l’écolière violée puis décédée rend élastiques nos craintes et allume notre douleur. C’est en profondeur que se joue le drame social. Sur la tombe de la petite, on écrira volontiers cette épitaphe : » la nature te rendra justice ».

22-10-2010, Sulpice O. GBAGUIDI



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