écrit par Le Matinal

Suite aux propos du chef de l’Etat au sujet de la jarre trouée:La polémique bat son plein

La jarre trouée du roi Ghézo, symbole d’unité nationale, adopté par l’Union fait la Nation comme logo ne plait pas au président de la République Yayi Boni.

Il propose plutôt une jarre remplie symbole de sa vision de reconstruction. Alors que le sujet fait grand bruit dans le pays, certains ministres ne s’en émeuvent pas et reprennent sur le terrain le discours du patron. Ce que condamnent beaucoup de Béninois. La polémique est à l’ordre du jour.

Le rideau s’est refermé sur le Symposium du cinquantenaire des indépendances africaines mais pas sans avoir favorisé une polémique. Dans le cadre de cet évènement, le chef de l’Etat Rwandais Paul Kagamé s’est entretenu le vendredi 19 novembre 2010 avec la jeunesse béninoise en présence de son homologue Béninois Yayi Boni. Invité à s’adresser à l’assistance, ce dernier est sorti de son discours pour évoquer la jarre trouée du roi Ghézo, symbole d’unité nationale. De ses propos, il ressort qu’il a l’intention de doter le Bénin d’une autre jarre qui n’est pas trouée, car selon lui, même si tous les Béninois bouchaient de leurs doigts les trous, il n’est pas certain que l’eau ne coule pas. Cette déclaration est jugée belliqueuse et provocatrice par une opinion publique. Elle n’est pas dénuée d’arrière pensée quand on sait que le même symbole a été adopté par l’Union fait la Nation, la plus grande coalition de l’opposition qui en a fait son logo. Mais ce débat n’est pas à l’ordre du jour. Il s’agit plutôt de l’idée selon laquelle la jarre trouée du roi Ghézo est révolue. C’est ce qui choque beaucoup de Béninois qui s’attendent à ce que le chef de l’Etat auteur de la déclaration revienne sur ses propos et clarifie sa pensée. En attendant, l’ampleur que prend l’idée du chef de l’Etat, inquiète plus d’un, du fait de l’attitude de certains ministres qui jouent déjà les messagers de leur patron en revenant sur sa déclaration, explication à l’appui. Le ministre Christine Ouinsavi, a même indiqué que le Bénin n’a plus besoin de ce symbole et qu’il va falloir le changer. D’autres collaborateurs du chef de l’Etat ont appelé à soutenir cette nouvelle entreprise pour voir se concrétiser les vœux de Yayi Boni. Quelques uns d’entre eux ont abordé, profil bas, le sujet avec une certaine nuance. C’est le cas de Maxime Houédjissin, qui a tenté de façon maladroite de défendre le président de la République, parfois en déformant les propos qui ont provoqué une avalanche de réactions dans l’opinion publique. L’ancien questeur de l’Assemblée nationale, directeur de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa) a montré que le président de la République n’a pas eu à déclarer tout ce qu’on tente de lui coller au dos. Mais il s’agit des propos qui sonnent creux, laissent croire quelques citoyens qui ont réagi face à cette polémique. Les courants de pensées que génèrent les propos tenus par le chef de l’Etat, Yayi Boni le vendredi 19 novembre 2010 au palais des Congrès à Cotonou dresseront le lit à une nouvelle situation qui ne le conforte pas. Chaque jour, on se rend compte que les espoirs d’un dialogue entre les protagonistes de la classe politique s’envolent un peu plus haut. Car, le sujet sur tapis est né avant tout de la tension qui règne actuellement.

FN



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