Dans : Manchette, Newsflash

Gravage des numéros sur les pare-brises des voitures au Bénin: LES PROCHES DE YAYI CREENT UN NOUVEAU SCANDALE AU PALAIS (A cause de gros sous, l’initiateur du projet persécuté)

Le régime du changement se fait à nouveau éclabousser par un nouveau scandale. Tels que l’Affaire ICC-Services et Cen-sad qui ont terni l’image du régime du Changement, l’affaire gravage des numéros sur les pare-brises des voitures qui apparait au coeur de la présidence de la république est une nébuleuse qui risque d’embraser si le chef de l’Etat

ne prend pas des dispositions urgentes pour stopper l’injustice dont est victime Boniface Akin, Graphiste et Gérant de Graco Security Sarl, la société spécialisée dans le gravage des numéros sur les pare-brises des voitures. Ce gérant fait l’objet de persécution des proches du Chef de l’Etat qui tiennent à le démettre de la gérance de la société dont il est le promoteur n°1.

 

Depuis plusieurs semaines, le gérant de la société de Graco Security Sarl fait l’objet de menaces, persécutions et intimidations de la part des proches du Président de la République. Avec pour objectif de contrôler la gérance de sa société, lesdits proches de BONI Yayi ont réussi à mettre les services de la police autour de leur bourreau qui a été déjà gardé au Commissariat spécial du Port autonome Cotonou.

 

Avant d’échouer dans cette unité policière, il a été interpellé à la hauteur du carrefour Houédonou à Godomey par les policiers en faction à ce poste de contrôle dans des conditions qui ont suscité la colère des populations qui, surprises, ont immédiatement pensé à un enlèvement. Officiellement, M. Boniface Akin serait interpellé pour outrage à officier de police dans l’exercice de sa mission.

 

 Mais à y voir de près, le dossier est plus profond qu’on ne le pense et rappelle à bien des égards d’autres scandales tels que l’Affaire Cen-sad qui ont terni l’image du régime du Changement.Le prétexte trouvé pour interpellation M. Boniface Akin un supposé outrage à un officier de police judiciaire.

 

Mais le vers est dans le fruit puisque derrière cette tactique se cache un scabreux dossier au cœur duquel se retrouvent d’importantes personnalités proches du Chef de l’Etat, Dr Boni Yayi.En effet, M. Boniface Akin graphiste de formation qui a suivi sa formation en Côte d’Ivoire, a décidé, de retour au pays, de mettre ses compétences au service de la nation comme l’a recommandé le président de la République à la jeunesse.

 

Il a alors décidé de mettre au service du régime du Changement son expertise dans l’identification des véhicules en circulation par le gravage des numéros d’immatriculation et de châssis de ces véhicules sur leurs pare-brises. Pour faire prospérer son idée, il lui fallait créer une société. Malheureusement, pour créer une société d’une telle envergure, il lui faut avoir un agrément. Dans sa démarche pour avoir un soutien au sommet de l’Etat pour disposer de ce précieux document, Boniface Akin réussit à rencontrer le sieur Désiré Kotchoni, un des hommes de mains du Chef de l’Etat.

 

Homme de confiance qui jouit d’ailleurs d’une crédibilité auprès du Chef de l’Etat et du ministre en charge des transports a réussi à faire aboutir le projet. En attendant l’agrément sollicité, une autorisation a été alors accordée au sieur Boniface Akin pour qu’il constitue sa société et lance ses activités. Mais le démarcheur Désiré Kotchoni qui veut obligatoirement monnayer ses services pour le rôle qu’il a joué dans ce dossier, exige et obtient une part d’action. M. Désiré Kotchoni s’est alors concédé les 50 % des parts sociales de la société immatriculée sous le nom de Graco Security Sarl. Dans la société, M. Désiré Kotchoni qui craint que son nom ne transparaisse s’est fait représenter par sa femme, Mme Justine Ahotin. Mais le parcours du combattant n’était pas achevé.

 

 Pour que la société Graco Security Sarl opère en toute tranquillité, il faut nécessairement y associer les forces de l’ordre. Leur concours est nécessaire pour que les véhicules en circulation puissent se conformer à l’obligation de faire graver sur leurs pare-brises leurs numéros d’immatriculation et de châssis. C’est ainsi que l’ex-commissaire central de Cotonou a été approché.

 

Il a non seulement donné son accord, mais il s’est arrangé pour que sa femme qui répond au nom de Mme Emmanuela Estha Kèkè soit actionnaire de Graco Security Sarl en détenant les 27 % des parts sociales. Finalement, M. Boniface Akin qui a eu la géniale idée de créer cette entreprise s’en sort avec 23 % des parts sociales avec en bonus le titre de gérant statutaire.

 

C’est donc à lui qu’a été confiée la gestion de cette jeune société constituée en fait pour garantir la sécurité aux propriétaires de véhicules en circulation au Bénin. Mais, chemin faisant, les associés de Boniface Akin ont décidé de se séparer de lui. Et pour cela, il leur fallait trouver un argument solide. Cela ne tardera pas à venir.

 

Boniface Akin a été soupçonné par ses associés de détournement des fonds de la société. Mais là encore, il fallait le prouver. C’est alors qu’intervient le Commissariat spécial du Port autonome de Cotonou qui a des liens avec le sieur Désiré Kotchoni, celui grâce à qui Boniface Akin a pu avoir l’autorisation d’exercer. Le 27 avril 2010, alors qu’il était à son bureau à Akpakpa, le sieur Akin a vu débarquer des policiers.

 

 Ces derniers l’ont arrêté manu militari et l’ont conduit au Commissariat spécial du Port autonome de Cotonou. Derrière cette interpellation se trouvait en réalité le sieur Désiré Kotchoni, l’homme de main du président Boni Yayi. Pour recouvrer sa liberté, Boniface Akin a été amené à signer sous la pression de ses bourreaux trois documents. L’un porte : « reconnaissance de dette », le second : « reconnaissance d’acte de détournement et engagement de bonne conduite » et le 3è : « acte d’engagement de déchargement de fonction de gestionnaire et de bonne conduite ». Tous ces documents ont été signés dans l’enceinte du commissariat spécial de Port autonome de Cotonou sur la dictée du sieur Désiré Kotchoni, renseignent les proches du Boniface Akin.

 

Manigances autour d’un présumé détournement

 

Le motif pour lequel Boniface Akin a été interpellé le 27 avril 2010 par le commissariat spécial du Port autonome de Cotonou (même si sa compétence reste à établir) porte sur un détournement de fonds.

 

Il lui est en effet reproché d’avoir frauduleusement soustrait des caisses de la société plusieurs millions de Fcfa. Statutairement, c’est M. Boniface Akin qui est signataire du compte de la société Graco Security Sarl logé à la Boa. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, les relevés bancaires de la société ont révélé que c’est plutôt Mme Justine Ahotin épouse Kotchoni qui a fait des opérations.

 

Le montant cumulé de ces opérations bancaires se chiffre à 220.272.485 Fcfa. C’est certainement ce forfait qui ne manquera pas d’éclabousser le sieur Kotchoni que ses proches ont vite voulu régler en décidant de bouter le sieur Boniface Akin hors de la société dont il a eu l’idée de la création.

 

Des documents signés par Boniface Akin, l’un intitulé « reconnaissance d’acte de détournement et engagement de bonne conduite » porte la date du 23 septembre 2004 alors qu’à cette date, la société Graco Security Sarl n’était pas encore constituée ; toute chose qui révèle un flou d’autant plus qu’elle ne sera effectivement constituée qu’en 2009.

 

 Lorsque les associés de Boniface Akin ont été assignés devant le juge des référés dans une procédure d’heure à heure, ils n’ont pas hésité à trafiquer ce document portant « reconnaissance d’acte de détournement et engagement de bonne conduite ».

 

Au lieu du 23 septembre 2004, ce document porte désormais la date du 23 septembre 2009. Et c’est à ce niveau que se trouve la complexité du dossier. Certainement que le tribunal permettra de démêler l’écheveau.

 

Des signes évidents d’abus de pouvoir

 

Dans ce dossier, les proches du sieur Boniface Akin crient déjà à un abus de pouvoir. Ils voient à travers l’intervention du commissariat spécial du Port une sorte d’instrumentalisation de la police. Car, selon eux, même si M. Boniface était coupable de détournements, les statuts de la société Graco Security Sarl ont prévu les méthodes pour le remplacer à son poste de gérant statutaire et le poursuivre devant les tribunaux.

 

 « On ne sait plus si nous sommes dans un Etat de droit. Ce qui se passe dans ce dossier ressemble à un abus de pouvoir. La manière dont notre frère a été arrêté est inacceptable. Il a été arrêté en pleine rue par des policiers qui, pour une première fois, avaient tenté de l’interpeller à la hauteur du village d’enfants SOS d’Abomey-Calavi.

 

Notre frère a été interpellé comme un malfrat alors qu’aucune convocation ne lui a été adressée. Son arrestation par les policiers de Godomey qui l’ont remis après à leurs collèges du Port avant sa mise au violon, a été fait sans qu’on lui exhibe le moindre mandat d’arrêt. Pourquoi les choses peuvent se passer ainsi alors que le dossier pour lequel on l’accuse de détournement est pendant devant le juge pénal ? », continuent de s’interroger les parents de Boniface Akin qui appellent au secours le Chef de l’Etat.

 

Les vérités du commissaire du Port

 

Par souci d’équité et conformément à la déontologie, des démarches ont permis d’entrer en contact avec le Commissaire du commissariat spécial du Port autonome de Cotonou. Joint au téléphone, le Commissaire Achou a confirmé l’interpellation du sieur Boniface Akin.

Il a ajouté qu’il a été arrêté sur instruction et sera présenté ce lundi au Procureur de la République qui décidera de son sort. Aussi, l’arrestation de M. Boniface Akin pour outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions et refus de coopérer a été confirmée par le patron du Commissariat spécial du Port autonome de Cotonou. Si Akin accepte de présenter ses excuses, il pourrait recouvrer sa liberté, a-t-il ajouté par ailleurs.

                                                Les loups sont dans la bergerie

 

Ceux qui nuisent le plus au Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi ne sont pas là où on les croit. Ils sont autour de lui, usant de son nom pour poser des actes qui malheureusement se retournent contre lui-même si parfois, il n’en sait rien. C’est en tout cas la première leçon qu’on peut tirer de ce dossier dont les acteurs sont malheureusement des collaborateurs du Chef de l’Etat. Il importe donc au Président Boni Yayi de se saisir de ce dossier et situer au plus tôt les responsabilités. La seule manière pour lui pour ne pas se laisser rattraper par ce scandale qui rappelle de nombreux autres tels que les Affaires Cen-sad, Icc-services etc.

WANDJI A.

 



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